Une journée,
un cap.
La Montagnarde réunit chaque année des collégiennes et lycéennes issues des douars de la province d'Azilal. L'édition 2025 a accueilli 800 jeunes filles autour d'un objectif commun : sensibiliser, autonomiser et valoriser celles qui vivent en milieu rural et montagneux.
La journée s'inscrit pleinement dans la mission de l'association : offrir des outils concrets pour améliorer leur bien-être, renforcer leur confiance et défendre leurs droits fondamentaux. L'encadrement réunit animateurs spécialisés, professionnels de santé, formateurs, acteurs associatifs et bénévoles.
Quatre intentions,
une même direction.
Sensibiliser
Aux défis spécifiques rencontrés par les filles montagnardes — santé, éducation, droits humains.
Renforcer
Les capacités des participantes par des ateliers pratiques, interactifs, conçus avec elles.
Défendre
Les droits fondamentaux des filles et des femmes — y compris ceux dont on parle peu.
Tisser
Un réseau de soutien entre participantes, intervenants, professionnels et acteurs locaux.
Trois ateliers,
une seule règle : on ose.
Chaque atelier est conçu comme un espace sécurisé. La parole y circule, le rire aussi. Les contenus sont co-construits avec les intervenants.
Précarité menstruelle
Hygiène, cycle, tabous : nommer ce qui se vit en silence.
Une session dédiée à l'hygiène menstruelle, à la compréhension du cycle, à la lutte contre les tabous et à l'accès aux protections en milieu rural.
Distribution de kits, discussions ouvertes sur les tabous culturels, présentation de solutions durables adaptées à la vie en zone rurale.
Santé mentale
Animé par des professionnels de santé et des coachs en développement personnel.
Cet atelier aborde les réalités psychologiques rencontrées par les filles en milieu rural : stress scolaire, charge familiale, isolement et anxiété.
Un espace sécurisé pour la prise de parole, l'introduction de techniques simples de gestion du stress, et une sensibilisation à l'importance du bien-être mental.
Théâtre
Le théâtre comme outil pédagogique et espace d'expression.
Les filles créent et interprètent de courtes scènes autour de l'accès à l'éducation, des violences basées sur le genre, de l'estime de soi.
Renforcement de la confiance, amélioration de l'expression orale et corporelle, et un espace artistique pour aborder des sujets sensibles, sans détour.
Ce qui change,
quand on prend le
temps.
Les retours des participantes, des encadrants et du corps enseignant ont été extrêmement positifs — soulignant la pertinence des ateliers et l'importance de poursuivre ce type d'initiatives.
Meilleure compréhension des enjeux liés à la santé mentale et menstruelle.
Acquisition de compétences pratiques et psychosociales.
Prise de conscience des droits fondamentaux des filles et des femmes.
Renforcement de la cohésion sociale et du sentiment d’appartenance.
Développement de l’expression artistique et de la confiance en soi.
Quatre ans,
un rendez-vous qui s'installe.
Une journée test, un village, une centaine de participantes. La preuve qu’il fallait recommencer.
Le format s’élargit : trois ateliers, deux douars, plus de 300 filles.
Les anciennes participantes reviennent — cette fois comme animatrices.
800 filles d’Aït Bou Oulli et Aït M’hamed. La journée devient un repère annuel pour la vallée.